Les responsables des interrogatoires à la prison d'Abou Ghraib disaient aux soldates américaines de ridiculiser les détenus irakiens nus. Ils demandaient à la police militaire de les frapper, a affirmé l'une d'elles devant une cour martiale américaine.
[ats] - La cour réunie sur la base de Fort Hood, au Texas , juge le soldat Charles Graner, présenté comme le "meneur" présumé des sévices commis en 2003 à la prison irakienne d'Abou Ghraib. Il risque jusqu'à 17 ans et demi de prison.
"Ils voulaient que j'aille dans la douche, montrer du doigt les parties génitales des prisonniers et éclater de rire", a expliqué Megan Ambuhl, une ex-soldate renvoyée de l'armée après avoir plaidé coupable dans le scandale. Cela arrivait "plutôt souvent" et impliquait d'autres femmes soldates, a-t-elle ajouté.
Megan Ambuhl témoignait à la demande des avocats de Graner, 36 ans. Ils assurent que leur client suivait à l'époque des faits, fin 2003, les ordres de ses supérieurs.
Une fois, deux responsables ont encouragé Graner "à frapper des détenus", a précisé ce témoin. Elle a reconnu que ces responsables étaient de grade peu élevé. Elle a toutefois indiqué n'avoir jamais entendu parler d'ordres pour mettre en pyramide des détenus, les obliger à se masturber ou les tenir en laisse.
Megan Ambuhl a admis avoir eu une liaison avec Graner. Il a aussi eu une liaison avec la soldate Lynndie England, autre accusée.
Moralité:
Il n'y a plus de moralité en ce bas monde. Dire que le chef suprême de ce pays se dit élu par Dieu...
C'est grave et très grave. Ils y en a qui devraient balayer devant leur porte.